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Sur les pas de Saint Martin

La"fraternité missionnaire en rural", en voyage à Tours, cet été, sur les pas de Saint Martin

La fraternité missionnaire en rural

à Tours, sur les pas de saint Martin

 

Nous étions 4 de notre groupe à rejoindre la centaine de personnes, frères, sœurs et amis (laïcs, diacres et prêtres) à Tours du 25 au 27 août, à la suite de « l'année saint Martin » (dix-septième centenaire de sa naissance).

 

Qu'est-ce-que saint Martin a à dire à notre famille spirituelle ?

 « Martin, le chercheur de Dieu, l'homme au manteau partagé, l'initiateur de la vie monastique, le pasteur et missionnaire des campagnes, l'artisan de paix » a été choisi comme l'un des patrons des deux congrégations.

Parmi ce qui nous est proche  et qui peut nous aider à mieux vivre :

-son attention au plus petit, qui passe avant tout le reste

-la vie communautaire avec des frères, dans la vie monastique

-son « être-avec » les ruraux dans une démarche d'évangélisation

 

Saint-Martin et nous aujourd'hui

Ce que je retiens de l'intervention de Jean-Marie Onfray, prêtre du diocèse de Tours :

         -le malaise du monde rural , avec l'opposition de deux types d'agriculture, la détresse d'un nombre croissant d'agriculteurs avec les suicides

« Je pense que notre relation aux plus fragiles est condition de notre humanité »        

         -la nécessité de repenser le rapport ville-rural pour un meilleur vivre ensemble et une sauvegarde de l'espace rural

         -une écologie intégrale qui intègre le développement des hommes à l'attention à la nature (cf Laudato si);il nous faut prendre soin de notre relation à nous-mêmes, aux autres, à Dieu et à la nature.

         -la difficulté de vivre en frères, se reconnaissant et s'acceptant différents

         -la nécessité de réinventer une présence d'Eglise en rural

         -la mission de témoigner de notre foi : « Témoigner, ce n'est pas chercher à convaincre, c'est vivre comme des convaincus »

         -dans un contexte de défiance et de méfiance, notre démarche doit être de « lentement retisser des liens de confiance dans les familles, dans les groupes sociaux, entre voisins, à l'échelle d'une nation et même à l'échelle planétaire »

         -se laisser toucher, être pris aux entrailles comme Martin. « Mais se faire proche demande beaucoup de tact (…) La relation d'aide ne nous donne aucun pouvoir sur l'autre, et il nous faut accepter de nous effacer, de passer la main.Notre présence sur le terrain n'est pas pour faire du nombre. »

 

Tout cela, nous ne pouvons le vivre comme Martin, qu'enracinés dans la prière.

 

Le temps de l'engagement

 

Dans la crypte de la basilique saint-Martin, lieu symbolique où les premiers frères ont  « pris l'habit » en 1944, 9 personnes se sont engagées devant les autres pour rendre plus visible leur volonté de vivre le charisme des sœurs et des frères missionnaires des campagnes.

         Une étape importante dans l'histoire des deux congrégations ; dès la fondation, le Père Epagneul et sœur Ghislaine avaient pensé à cette ouverture possible.

 

Notre petit groupe vieillissant qu'a rejoint un couple des Ardennes, continue à s'entraider pour vivre le charisme des frères et des sœurs, par la prière du lundi, et les efforts pour vivre la simplicité, la fraternité et l'être avec les ruraux.

Ce groupe reste ouvert à toute personne désirant se ressourcer avec d'autres pour mieux vivre dans cet esprit.

Marie-Thérèse DUTOIT

 

Article publié par Vivier • Publié Jeudi 19 octobre 2017 • 126 visites

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